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Le transsexualisme n'est plus une maladie mentale en France
PARIS (AFP) - 12.02.2010 15:35

Le transsexualisme n'est plus considéré comme une maladie mentale en France, premier pays au monde à sortir le transsexualisme de la liste des affections psychiatriques, par un décret publié mercredi au Journal officiel.

Le transsexualisme n'est plus considéré comme une maladie mentale en France, premier pays au monde à sortir le transsexualisme de la liste des affections psychiatriques, par un décret publié mercredi au Journal officiel.
Ce décret du ministère de la Santé supprime "les troubles précoces de l'identité de genre" d'un article du code de la Sécurité sociale relatif aux "affections psychiatriques de longue durée".
Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, avait annoncé le 16 mai 2009, à la veille de la Gay Pride, que le transsexualisme ne serait plus considéré comme une affection psychiatrique en France.
"La France est le premier pays au monde à ne plus considérer le transsexualisme comme pathologie mentale", s'est félicité vendredi auprès de l'AFP Joël Bedos, responsable français au Comité IDAHO (International Day Against Homophobia and transphobia).

© 2010 AFP


Une victoire pour les 40 à 60 000 transsexuels français bien que certaines associations de lutte contre les discriminations s’inquiètent des conséquences, notamment au niveau des remboursements de sécurité sociale. Dans un communiqué, l’association Transgenre Strasbourg estime ainsi que l’Etat va priver « bon nombre de personnes transidentitaires de tout moyen de remboursement de leurs soins, sans leur en fournir d'autres ». La solution serait de classer le transsexualisme comme affection longue durée (ALD) « hors liste » ou comme maladie orpheline. Toutefois, rien n’a été précisé en ce sens dans le décret paru au Journal officiel. La bataille n’est donc pas encore gagnée. A.S.


La Halde dénonce les discriminations subies par les personnes transsexuelles
 - L’Inter-LGBT demande au gouvernement et aux partenaires sociaux 
 de combattre la transphobie à égalité
avec les autres discriminations

Communiqué de presse du 21 mars 2008

Par deux délibérations de son collège ( cf. ici et ), la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) vient de rappeler que la discrimination envers les personnes transsexuelles est interdite.
Dans une première affaire, la Halde reproche à un employeur la mise à l’écart puis le licenciement d’une femme ayant eu recours à une conversion sexuelle. Dans une seconde affaire, la Halde a jugé discriminatoires les expertises médicales du Conseil médical de l’aéronautique civile et du Centre d’examen du personnel navigant ayant déclaré un homme inapte à un poste de personnel navigant non commercial, au seul motif de son transsexualisme. Dans ces deux cas, la Halde a donc décidé de présenter ses conclusions aux juridictions compétentes, afin d’obtenir pour les victimes la réparation des préjudices subis.
Pour étayer ces deux délibérations, la Halde a rappelé que, selon la jurisprudence de la Cour de justice des communautés européennes (CJCE), une personne discriminée du fait d’une conversion sexuelle « fait l’objet d’un traitement défavorable par rapport aux personnes du sexe auquel elle était réputée appartenir avant cette opération ». Un tel traitement est ainsi une discrimination opérée à raison du sexe, que la loi française comme les textes européens prohibent.
L’Inter-LGBT regrette depuis toujours que la loi ne définisse pas explicitement la discrimination fondée sur l’identité de genre. C’est pourquoi elle se félicite de la décision de la Halde, qui reconnaît aux personnes trans une protection égale à celle prévue pour les victimes de discriminations selon les motifs légalement reconnus (race, origine, sexe, handicap, orientation sexuelle, etc.).
L’Inter-LGBT invite les personnes trans qui s’estiment victimes de discrimination au travail à saisir la Halde et à demander le soutien des syndicats et des associations d’aide aux victimes, afin d’être accompagnées dans leurs démarches juridiques. Elle demande également au gouvernement et aux partenaires sociaux d’élargir les dispositifs visant à lutter contre les discriminations à la lesbophobie, à l’homophobie et à la transphobie, notamment.



Portugal (Trans)
Encore un meurtre de transsexuelle

Luna, transsexuelle brésilienne âgée de 42 ans, a été agressée et retrouvée morte une semaine après, le 25 février, dans une carrière de déchets de construction, à Loures, au nord de Lisbonne. D'après la police, Luna aurait été tuée à Lisbonne, aux alentours du 19 février, puis son corps aurait été jeté dans un container transporté ensuite dans la décharge de Loures.

De rares médias ont rapporté l'affaire, certains fantasmant sur des histoires de mafia et de drogue.
«Plus que des préjugés, c'est de l'ignorance. Les médias l'ont décrite d'abord comme un femme, puis comme un homme travesti en femme, enfin en donnant des détails sur son anatomie. Mais, au final, ni les conditions de vie quotidienne des transsexuels qui peinent à trouver du travail à cause de leurs problèmes de papiers ni l'insécurité qui les entoure n'ont été dénoncés»,raconte Laetitia qui la connaissait depuis plusieurs années. Luna –Wallace Kefler de son nom légal–, résidait depuis dix ans au Portugal et souffrait d'une surdité partielle. Elle se prostituait dans le quartier central de Conde de Redondo, pourtant à proximité du poste de police. Deux ans après le meurtre de Gisberta (Lire Quotidien du 9 juin 2006) , ni la situation des personnes transsexuelles, ni le traitement de l'information liée aux transsexuels n'ont changé au Portugal (Lire Quotidien du 28 février 2006).



13 juin 2006

DICTIONNAIRE DE LA VIE ORDINAIRE •  Gay

 

Les homosexuels seraient-ils les parents pauvres de l'histoire des Etats-Unis ? C'est l'avis de Sheila Kuehl, sénatrice démocrate de Californie, qui propose de réviser les manuels scolaires pour rendre la place qui leur est due aux personnalités gays, lesbiennes, bisexuelles et transsexuelles qui ont contribué au développement économique, politique et social de la Californie et de la nation toute entière, relate le Mercury News. Selon ses partisans, ce projet de loi vise tout autant à lutter contre les discriminations et à rendre compte de la diversité sexuelle de la société, qu'à doper l'assurance et l'intérêt des élèves gays : s'ils avaient des modèles auxquels s'identifier, assure Mme Kuehl, ils seraient moins tentés de sécher les cours, de sombrer dans l'alcool ou la drogue, voire de se suicider.

Extrait du hors-série
Spécial insolites de Courrier international, actuellement disponible chez votre marchand de journaux


ASSASSINAT DE TRANSSEXUEL AU PORTUGAL.

 GISBERTA

ASSASSINAT DE TRANSSEXUEL AU PORTUGAL.
OMISSION D' UN CRIME DE HAINE.

APPEL URGENT POUR UNE ACTION INTERNATIONALE
LE 8 JUIN 2006
.

Le tribunal de Porto ne reconnaît pas l'assassinat de Gisberta Salce

Le tribunal de Porto a reconnu que Gisberta Salce, une Brésilienne transsexuelle, avait été agressée mais pas assassinée. Les 13 mineurs –tous âgés de 12 à 15 ans– ont été condamnés à des placements en centre éducatif de réinsertion sociale en régime semi-ouvert pour des durées allant de 11 à 13 mois pour «offenses à l'intégrité physique», «tentative de profanation de cadavre» et «non-assistance», selon BBC Brasil. Un autre garçon, âgé de 16 ans,  majeur pénalement, actuellement jugé dans un autre procès, devrait être libéré sans charges car les autres certifient qu'il n'a pas participé aux agressions. Aucune mention de crime de haine, juste «une plaisanterie qui finit mal», selon le communiqué des Panteras rosas portugaises, qui cite l'expression du juge lors de la lecture du verdict. Gisberta Salce avait été atrocement violée et battue pendant trois jours par les 14 garçons. Son corps avait été retrouvé le 22 février au fond d'un puits, dans un bâtiment en construction de Porto (lire Quotidien du 28 février). Sergio Vitorino, président des Panteras rosas, interrogé par tetu.com, explique que «le tribunal nie l'existence même du viol, alors que les jeunes ont reconnu l'avoir violée. Le tribunal nie également l'assassinat car les agressions n'étaient pas suffisantes pour la tuer et qu'elle est morte noyée. L'eau est assassine mais pas les jeunes qui ont jeté Gisberta dans un puits après trois jours de torture extrême», un «scandale» pour Sergio Vitorino. Opinion partagée par le Consul général du Brésil au Portugal, Mariilia Sardenberg Zelner, qui condamne la «légèreté» du jugement, rapporte le Diario de Noticias. La famille de Gisberta se serait déplacée au Portugal pour entamer un procès contre l'État portugais. Les réactions publiques sont énormes. L'Ilga Portugal vient de publier un communiqué pour exiger une loi sur l'identité de genre afin de protéger les transsexuels.

le mouvement portugais des Panteras Rosa - front de combat à l’homofobie -
appelle à l’aide urgente de tous les collectifs et entités LGBT
et de lutte pour les droits de l’homme dans le monde :

 lien cliquez ici

 

changer de sexe ou mourir
 

Iran : changer de sexe ou mourir
L'Iran n'est pas à un paradoxe près.
C'est le seul pays musulman qui a légalisé le changement de sexe.
En 1979, une fatwa lancée par l'Ayatollah Khomeiny a autorisé les opérations chirurgicales pour permettre de soigner ce que la République Islamique qualifie de "maladie identitaire".
Dans un pays où parler de sexe en public est interdit, où être une femme est souvent intolérable
et où les homosexuels sont condamnés, au mieux aux coups de fouet et à la pendaison en cas de récidive, plus d'un millier d'Iraniens, hommes ou femmes,
ont changé de sexe ces dernières années. C'est plus qu'en France.

Si t’es trans, fatwa pas de soucis?
Si la Sharia (la Loi islamique) n'est pas tendre avec les homos, la question du transsexualisme recueille des avis partagés parmi les théologiens musulmans, et même dans la pratique des Etats islamiques. Mais ce n’est pas forcément bon signe…


Dans les régimes islamiques, la position traditionaliste qui veut que «une personne vive en se contentant de ce que Dieu a décidé pour elle», serait en phase d’être supplantée par une vision apparemment un peu plus pragmatique. Une étude récemment publiée par Al-Safra, un groupe de recherche sur les femmes musulmanes lesbiennes, bisexuelles et transgenres basé au Royaume-Uni, rappelle qu’en 1988 l’Université islamique d’Al Azhar, la plus haute autorité de théologie sunnite «officielle», autorisait timidement les opération de réassignation aux seules personnes intersexe, dans le but de «révéler un sexe caché». Dans les faits, toutefois, les situations sont diverses. Les personnes dont le sexe biologique est masculin, mais dont l’identité de genre est féminine (les «M-to-F») peuvent bénéficier d’une relative compréhension, tandis qu’à l’inverse, les «F-to-M», rencontrent de fortes résistances.

En Iran shi’ite, en revanche, les opérations de réassignations sont théoriquement autorisées pour les personnes transsexuelles. Dans les années 80, une fatwa a même été édictée dans ce sens suite au combat obstiné d’une transsexuelle auprès du Guide suprême, l’Ayatollah Khomeini. Les justifications islamiques demeurent toutefois à double tranchant. En particulier, elles sont susceptibles de renforcer la condamnation pour «anormalité» de personnes non opérées assumant leur condition transgenre, voire celle des homos, souvent considérés comme «usurpateurs» du rôle du sexe opposé.

Pour en savoir plus www.safraproject.org/

Un spot d'Opel humiliant les transsexuelles

 Publicité : Act Up exige le retrait d'un spot d'Opel humiliant les transsexuelles

Act Up-Paris a exigé vendredi le retrait d'un spot publicitaire d'Opel qui "tourne en dérision une personne transsexuelle pour vendre une voiture", en demandant à la firme automobile "des excuses publiques". Opel a annoncé le retrait du spot en question ce matin.


Dans un communiqué, l’association estime que la campagne publicitaire est "non seulement minable mais fondamentalement inacceptable d'un point de vue humain et éthique" et dénonce "l'humiliation des trans comme technique de vente".
"Ce spot montre une femme qui vient visiblement de changer de sexe, caricaturale à souhait (siliconée, voix rauque, perruque, ...), relate Act Up. Elle dit en substance à son médecin : " Je crois que j'ai fait une erreur. Est-ce que, hum, on ne pourrait pas... remettre, tout ce que vous venez d'enlever? ". " Ah non, Madame, ça ne va pas être possible ", répond le médecin en levant les yeux au ciel. Puis, travelling sur l'automobile, qui, elle, peut être essayée pendant trois jours et changée si elle ne convient pas".
"En Espagne, une publicité de cet acabit a déjà été retirée des écrans à la demande des associations trans", assure Act Up.
L'association constate que le Bureau de vérification de la publicité (BVP) n'est pas intervenu et interroge : "Le respect des minorités discriminées n'est-il pas digne de sa vigilance?"
L'association demande aussi que la Haute autorité de lutte contre les discriminations prenne en compte "la transphobie".
Pour couper cours à la polémique, dans la matinée du 9 mai, la direction d'Opel France a annoncé qu'elle avait décidé de retirer des écrans français la publicité visée par Act Up-Paris.

Mis en ligne le 09/05/06

loi sur l'identité sexuelle

Les transsexuels espagnols se mobilisent pour la loi sur l'identité sexuelle

Article du 04/05/2006

Les transsexuels espagnols ont décidé de se mobiliser contre le retard pris par le gouvernement pour faire voter la loi sur l'identité sexuelle.

C'est Carla Antonelli, coordinatrice du département gays lesbiennes et transsexuels au Parti socialiste, qui a lancé l'idée d'une grève de la faim à partir du 15 mai prochain pour protester contre «le manque de parole du gouvernement espagnol qui ne respecte pas les délais prévus pour mettre en place la loi qui permettra aux transsexuels de prétendre à la reconnaissance juridique de leur véritable identité et leur rendra leur dignité».

Cette idée est notamment suivie par l'association des transsexuels andalous, qui a d'ores et déjà a remis une lettre de protestation au défenseur du peuple andalou.

De même, durant les journées de la transsexualité masculine (FTM, «female to male») qui se sont tenues à Madrid le week-end dernier, les participants ont exigé du gouvernement qu'il fasse passer la loi et qu'il n'exige pas des FTM qu'ils aient été opérés pour prouver leur identité.

Peu développée en Espagne, l'opération qui permet d'avoir des attributs masculins est très risquée et peut provoquer des problèmes d'incontinence, de nécrose ou de manque de sensibilité, ce qui conduit de nombreux FTM à y renonce
r.

uUne retraite d'État

Le gouvernement britannique a été censuré par la Cour de justice des communautés européennnes (CJCE), située à Luxembourg, pour son traitement discriminatoire d'une retraitée transsexuelle.

Sarah Richards avait demandé de recevoir une retraite d'État à partir de ses 60 ans, âge de la retraite pour les femmes au Royaume-Uni, mais ce droit lui a été refusé: elle devait attendre d'avoir 65 ans, comme le font les hommes.

Sarah Richards a fait appel de cette décision. La CJCE , dans un jugement rendu jeudi 27 avril, a estimé que le gouvernement britannique était en contravention d'une directive européenne sur le traitement égal des hommes et des femmes en matière de sécurité sociale.

La question est peu susceptible de se poser de nouveau, car à compter de 2010, hommes et femmes prendront leur retraite à 65 ans.

Banorte une banque discriminatoire

Quelle n'a pas été la surprise de la transexuelle mexicaine Linda Vega, quand elle a reçu par la poste une lettre de sa banque Banorte, lui annonçant que son compte d'épargne était désormais fermé.

Etait joint à la missive un chèque au montant équivalant au solde de ce compte. Lorsqu'elle s'est rendue sur place pour demander des explications, un employé lui a expliqué que son argent n'était plus le bienvenu à la Banorte, «parce qu'elle était travestie».

«Je me sens très énervée et humiliée par cette grossièreté, a déclaré Linda Vega. Je vais aller au fond de cette affaire, pour ne pas que ça se reproduise.» Elle a ainsi porté plainte contre l'institution banquaire auprès de la Conapred (Conseil national pour prévenir les discriminations).

Cet organe d'État doit se charger de faire aboutir la plainte jusqu'à un tribunal pénal pour violation de l'article 206 du code pénal mexicain, qui punit la discrimination d'un maximum de trois ans de prison ferme.

 

 

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