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Quel traitement pour une transsexuelle de 12 ans?

Trans au travail: Transition difficile…

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Kim, une jeune allemande de 14 ans, serait la
«plus jeune transsexuelle du monde».
Révélé récemment, son cas a suscité l'étonnement.
Il est pourtant loin d'être unique.

En Allemagne, un enfant diagnostiqué comme transsexuel, reçoit depuis deux ans à Hambourg un traitement hormonal dans la perspective d'une réassignation sexuelle. Après avoir convaincu ses parents et ses médecins, qu’elle était née dans un corps de garçon, le jeune Tim, est déjà reconnu par ses proches, ses camarades et amis comme une jeune femme, Kim. Son père a expliqué avoir réalisé que sa fille «était terrorisée à l’idée de voir naître une pilosité faciale et sa voix muer.» Âgée aujourd’hui de 14 ans, la jeune fille a confié à la télévision que son souhait le plus cher serait de subir une opération de changement de sexe le plus rapidement possible. Elle ne pourrait être opérée en Allemagne qu’à partir de ses 18 ans.

Malgré le bruit médiatique autour de cette affaire, il y a trois ans, une autre transsexuelle allemande de 14 ans, Johanna, et sa mère avaient obtenu du comité d'éthique allemand une décision autorisant la prise d’hormones. Par ailleurs, le traitement d’enfants aussi jeunes n’est pas inhabituel aux Pays-Bas, où un protocole a été institué pour leur prise en charge. Une situation encore lointaine dans d’autres pays. Militante trans britannique interrogée sur PinkNews, Persia West a déploré la situation dans son pays: «Pour une jeune personne, il est habituel, et cela fait même partie du protocole de traitement, de devoir subir le traumatisme de l'adolescence, avec ses effets physiques permanents, avant d'entamer un traitement».

Les sites de personnes trans regorgent de témoignages et de conseils aux adolescents en transition de genre: Comment en parler à ses parents, continuer ses études dans les meilleures conditions, contacter un thérapeute compétent. Particulièrement fourni, le site de Lynn Conway rappelle que les enfants transgenres/transsexuels se retrouvent souvent considérés comme malades mentaux et, comme tels, confrontés à des traitements psychiatriques autoritaires: «Ils souffrent effroyablement de tels traitements qui ont pour seul effet de retarder le transition – souvent jusque dans l'âge mûr – ce qui les privent de pouvoir vivre les plus belles années de leur vie dans leur vrai genre.»

Dans une version précédente de cet article, l'activiste britannique Persia West était citée comme déplorant la prise en charge de la jeune Kim par ses médecins allemands. Il s'agissait d'un contressens malheureux, pour lequel nous vous présentons toutes nos excuses.

Arnaud Gallay 01.02.2007

Source 360.ch


L’organisation Trans Youth Family Advocates De Portland en Oregon
vient de produire ce film pour plaider la cause des enfants gender variant.


Trans au travail: Transition difficile…

Plusieurs affaires récentes rappellent les difficultés professionnelles auxquelles font face les personnes en cours de changement de sexe. Pour répondre aux questions, et parfois aux craintes et préjugés, des employeurs et des collègues, le groupe Trans de 360 est de plus en plus sollicité.

François Touzain

février 2007


Pour en savoir plus

Groupe Trans 360

«C’est tolérance zéro». C’est ainsi que Sandra Mansi, coordinatrice du groupe Trans de l’Association 360, résume les conditions de travail qui, trop souvent, prévalent pour les personnes entamant un processus de changement de sexe. Récemment contactée par les ressources humaines d’une entreprise internationale à la demande d’une employée, Sandra a pu se rendre compte des problèmes pratiques entraînés par la métamorphose d’homme à femme. «S’agissant d’une entreprise ayant de nombreux collaborateurs à l’étranger, ils se demandaient comment ce changement allait passer. Il y avait aussi des interrogations sur l’identité de la personne, sur la validité de sa signature et même sur son rendement.»
Mais c’est le changement d’aspect physique et vestimentaire de leur employée qui semblait susciter le plus de craintes au sein de la direction. «Par exemple, raconte Sandra, le fait qu’elle ait commencé à se laisser pousser les ongles et les vernir les avait déstabilisés. Le vernis était rose pâle, mais ils m’ont dit qu’ils auraient préféré du transparent!» Ce qui pour n’importe quelle femme aurait paru parfaitement normal était interprété ici comme une extravagance.
Comprenant que «ce qui les gênait le plus, c’était l’entre-deux», Sandra a négocié au nom de l’employée une sorte de plan d’action au terme duquel l’employée pourrait, à une date donnée, annoncer sa nouvelle identité à ses collègues. Après quoi, elle se présenterait au travail en assumant pleinement son identité et son apparence de femme. A charge à ses collègues et ses supérieurs de respecter ce nouvel état de fait. «Il était très important de m’assurer qu’elle serait soutenue par sa hiérarchie dans cette étape.»

Se fier à sa sensibilité
Par ailleurs, Sandra a eu l’occasion de présenter la problématique trans à des personnes se retrouvant face à des collègues ou clients trans dans d’autres entreprises ou institutions, offrant aux gens l’occasion d’aborder leurs appréhensions et de confronter leur gêne sur le sujet. «Pour beaucoup de gens, accepter d’appeler madame quelqu’un qui, à leurs yeux, a tout d’un monsieur est une véritable épreuve. Et en même temps, ils ont très peur de blesser la personne, explique Sandra. Reconnaître l’identité de genre est fondamental, par exemple en féminisant le langage.»
F.T.

Trans et emploi: Deux cas de discrimination

En janvier dernier, une employée transsexuelle est licenciée par l’Hôpital de Fribourg, officiellement suite à la découverte d’une caisse noire dans le service dont elle était la responsable. L’employée accusait sa hiérarchie de ne pas avoir supporté son changement de sexe, récemment effectué en Thaïlande. Autre cas soulevé dans la presse en janvier, celui de Laura Armani, médecin transsexuelle tessinoise de 45 ans, interdite de pratique dans son canton, prétendument pour manque de «stabilité psychique». Bien décidée à exercer son métier, Laura s’est exilée à Zurich et envisage aujourd’hui de se présenter au Grand Conseil tessinois sous l’étiquette d’un petit parti de gauche, «Ticino Pulito».

Source 360.ch


 

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