Pour que les personnes âgées gardent leur
dignité.
J'ai rencontré en 1994 un viel homme, il faisait du
stop, il allait fêter ses 90 ans. Nous avons sympatisé, et une à deux fois par
semaine je le rencontrais. Les deux textes qui suivent ont été composés pour ne
jamais oublier ce qu'il m'a fait découvrir.
20 ème ...Siècle du progrès, tu ne nous laisse plus partir
dignement, notre grand âge nous pèse. A quoi bon vouloir absolument nous retaper,
lorsqu'il serait temps pour nous de nous en aller. Pourquoi s'acharner à nous sauver si c'est dans des
asiles que vous nous parquez. Famille à vous nous avons tant donné, pourquoi nous
ignorer. Durant notre vie, enfants et petits enfants avons
choyés, aujourd'hui, vous qui pourriez à votre tour nous
donner, lâchement nous oublier vous préférez.
De ces jours nous sommes las, ponctués que par les
repas.
Derrière les carreaux de ces maisons où désormais
nous vivons, passent les saisons Sans que les feuilles d'automne,que de nos pieds
nous aimions tant fouler, dans le vent ne tourbillonnent. Sans que l'hiver ne nous glace. Sans que les premières fleurs du printemps, de
notre petite fenêtre, nous ne puissions voir naître. Soirées d'été plus que souvenirs vous
resterez De notre lit au fauteuil, du fauteuil à notre lit,
de souvenirs on se nourrit pour ne pas sombrer dans l'ennui.
Malgré notre sagesse, ce qu'il nous manque c'est la
tendresse.
Placés dans des maisons, abandonnés nous
finirons.
Claire Pittet
Le cri de la solitude
L'enfant naît, son cri se fait entendre, à ce cri
l'homme répond, cherche à comprendre. Pourquoi ignorer le cri de la
solitude, ce cri-là on l'entend avec son coeur, regarde et tu
entendras. La bouche de l'enfant s'ouvre à son cri, celle des
vieux se crispe, se soude ce cri fait mal, reste prisonnier . Tends la main au cri de la solitude, un peu de joie
tu apportera et la douleur s'en ira. Pour s'en aller dans la sérénité, chacun doit être aimé et entouré