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TRANSAMERICA de
Duncan Tucker
duncan Tucker est l’auteur absolu (le scénariste et le réalisateur) de ce long
métrage dont la tonalité, sinon le thème ou la forme, sort de l’ordinaire. Le
film, comme son héros, est transgenres (sinon transgénique) : à la fois comédie
dramatique culottée (destiné à faire pleurer dans les chaumières d’une Amérique
néo-conservatrice en faisant, c’est un comble, l’éloge de la différence), film
tragi-comique (les héros y sont maladroits, mécaniques, chaplinesques,
attendrissants en même temps que surprenants), indé (produit
avec un budget relativement modeste, avec des acteurs pas chers, tous, à part le
père de Bree, interprété par le vieux de la vieille Burt Young, des troisièmes
couteaux ayant joué dans des séries de télévision à usage local), ciné-tract
militant (assez réaliste et documenté, exposant clairement les conditions de vie
du/de la protagoniste, le contexte social, les modes d’obtention du changement
de sexe, le rôle de la psy dans ce processus, la solidarité des associations de
transsexuelles, etc.), road-movie illustrant une nième
traversée géographique des US, s’attachant au passage à un cow-boy indien, sage
et musicien, vivant dans les paysages lumineux du Nouveau Mexique, représentant
à la fois l’Amérique pré-colombienne et celle des pionniers, travesti vite fait
bien fait en cowboy grâce à un simple Stetson comme ceux qu’on trouve dans un
célèbre magasin de chapeaux sur la Route 66, au centre d’Albuquerque (la
boutique de Stuart Dunlop, The Man’s Hat Shop, Central avenue, près du KiMo
Theater, pas très loin de The Great 66 Diner), à la fois minoritaire et marginal
(pas dégénéré pour autant, comme c’est malheureusement souvent le cas, nous
avons eu l’occasion de le constater de visu, pour ces Indiens Pueblos obèses et
alcoolos ne se déplaçant plus qu’en Jeep "Cherokee", vivant dans des réserves
touristiques comme celle de Taos, oisifs hommes de paille de la mafia dans de
nombreuses affaires de casinos) et un voyage introspectif dans la vie du
personnage principal, au script proche de celui de Broken Flowers
(cf. http://www.objectif-cinema.com/article.php3 ?id_article=3636),
prônant l’amour filial, la recomposition familiale, la recherche de scènes
primitives révélatrices du, finalement, pas si bon vieux temps que cela - le
manque d’originalité de son thème de départ n’a pas empêché Duncan Tucker
d’obtenir le prix du scénario au festival du film américain de Deauville -, mélo
doloriste (détaillant les étapes du chemin de croix de l’anti-héros/héroïne).
Le thème de l’homosexualité et de’landrogynie a d’abord été abordé par le cinéma underground -
pornographique ou radical -, d’avant-garde (cf. Jean Cocteau, Kenneth Anger,
Andy Warhol, le John Waters des débuts, Charles Atlas, etc.), avant d’être
traité par le cinéma dominant. De nos jours, en Allemagne, le pays de
Fassbinder, il ne se passe plus une semaine sans que sorte en salles et en
grande pompe un film exploitant le filon (et la clientèle qui va avec), traitant
d’une des innombrables questions qu’y pose encore l’homosexualité. En revanche,
la figure du transsexuel (quinqua, qui plus est), se situant entre celles de la
folle, du travesti et de la drag-queen, n’a que rarement,
sinon jamais, été abordée franchement, finement et justement par le cinéma
commercial (ou même par celui dit « indépendant »). D’autant qu’au thème de la
minorité sexuelle du père s’ajoute celui de la marginalité définitive de
l’adolescent, drogué, gai, tapin, irrécupérable, ayant pour seul but dans la vie
de tourner dans des films pornos, teint en blondinet. Les rapports filiaux sont
comme toujours troublés par Œdipe.
Le sous-thème de l’opération chirurgicale qui, de façon irréversible et plus
traumatique que la prise régulière d’hormones, rapprochera Bree de sa véritable
identité psychique, n’est pas sans rapport avec celui, peu traité par le cinéma
qui en est pourtant un des principaux clients (Le Miroir à deux
faces de Cayatte est une des rares exceptions), de la chirurgie esthétique
pratiquée très tôt, à partir des années 20, à Hollywood : appareillages et
prothèses dentaires, dents limées, retouches du nez, des joues, des paupières,
des cernes sous les yeux, lèvres pulpeuses gonflées de collagène, pommettes
rebondies, implants mammaires, mini-injections de toxine botulique,
rhinoplastie, liposuccions, liftings, injections de graisse ou de botox, fesses
remontées, peau lissée, côtes enlevées, hanches rabotées, etc. L’opération du
sexe n’est pas l’opération du St-Esprit, celle du passage à l’ange, à l’acte,
qui défait ou refait le genre humain. Comme le signalent les psys, changer
simplement de blair (comme finissent par le faire un jour ou l’autre toutes les
Cherie Booth de la terre), c’est déjà changer d’identité sexuelle. L’alternative
sexuée peut donc se concevoir (ou se percevoir) comme un appendice au milieu de
la figure (cf. la scène au café avec la fillette de huit ans qui se demande tout
haut si Bree est un monsieur ou une dame).
La comédienne qui joue le rôle de Bree, Felicity
Huffman, qui a elle-même le visage gélifié par divers traitements faustiens,
destinés, croit-elle, à la rajeunir et qui a, par conséquent, abusé de la
gonflette de lèvres, fait par moments penser à Nathalie Baye. Elle en a la
silhouette, l’allure, l’âge, la façon de bouger, le côté tristounet. Après un
travail stanislavskien d’immersion dans le rôle (cf. Le théâtre
d’art de Moscou, http://www.objectif-cinema.com/article.php3 ?id_article=3995),
elle ne gesticule jamais et joue au contraire, à l’européenne, sobrement, sans
aucun effet de manche. Elle a expliqué dans un entretien qu’elle a consulté
trois spécialistes en orthophonie avant qu’un coach
new-yorkais, Katie Bull, l’aide à trouver la voix de Bree « de
l’intérieur ». L’actrice a dû chaque matin s’échauffer vocalement pendant
près d’une heure avant d’entreprendre sa journée de tournage. Elle a par
ailleurs dû réapprendre la féminité comme s’il s’agissait d’ « une langue
étrangère »...
Duration: 13:51Taken: 19 février
2007Location: France
partie 1 transamerica 1/7 Les médias
axent dans la majorité des cas le sujet trans autour de l'opération avec "un
grand O" Ce film met a nouveau l'operation comme déterminant tout le
parcours trans , c'est d'ailleurs la base du scénario de ce film. Le rapport
avec le psychiatre , bien qu'etonant vu les liens qui ne paraissent pas vraiment
proffessionnel mais plutot amical , reflete assez la réalité quand au pouvoir
que s'octroie les psychiatres sur notre vie. Le fait de mentir au psychiatre est
une réalité. Sauf qu'a ma connaissance les psychiatres ne detectent pas les
mensonges Les trans mentent afin correspondrent aux critéres établis par les
psychiatres et ce n'est pas neuf , pour info les critéres trans primaires et
trans secondaires ont éte enlevés du standart of care a cauce de cela ( ex des
trans homossexuels se disaient hétéros ) Le scénario met en scene une trans
qui est forcée par une psychiatre , pour accéder a son opération de s'occuper de
son fils Ce qui laisse suposer qu'une trans préfererait abandonner ses
enfants que de renoncer a une opération.Laisse suposer qu'il y a un choix a
faire . C'est dire :"merci psychiatre d'empecher cela !" en conclure que le
psychiatre est indispensable. Le pouvoir du psychaitre est malheureusement
bien réel, la notion d'aide du psychiatre est par contre totalement fausse quand
il s'agit de parcours trans , quelqu'un qui a e pouvoir sur nous ne peut nous
aider, si aide psychologique il y a besoin, les trans conseillent d'aller
consulter un psychiatre qui n'a pas le pouvoir sur notre transition.
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