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  Film À Voir 

1 / L'éveil de Maximo Oliveros.

2 / Statross le Magnifique

3 / TRANSAMERICA
de Duncan Tucker
Vidéo du film

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1 / L'éveil de Maximo Oliveros.

La pureté du premier amour se retrouve confronté à l'horreur et à la corruption des quartiers pauvres de Manille, telle est la base de l'éveil de Maximo Oliveros.
Maximo est profondément dévoué à sa famille de petits voleurs.

Il nettoie la maison, cuisine, nettoie leurs sous-vêtements, recoud leurs jeans, et quand cela s'avère nécessaire, leur sert d'alibi.
Son monde tourne autour de son père et de ses deux frères qui l'aiment et le protègent en retour.
Jusqu'à ce que Maximo rencontre Victor, un policier honnête et séduisant. Ils deviennent amis.
Victor encourage Maximo à se construire une vie meilleure, ce qui déclenche la colère de sa famille...

Le Film site officiel cliquez ICI

2 / Statross le Magnifique

Le film Statross le Magnifique est l'un des films les plus aboutis de Rémi Lange : un des plus courts certes mais dans ce film, le cinéaste règle ses comptes avec les grands thèmes les plus sulfureux de la civlisation occidentale : la Race, le Sexe et la Mort. Le choix de Jann Halexander, chanteur controversé à l'écart des grands médias, auteur de la chanson culte "Brasillach 1945"* (2004) n'est pas anodin. Le choix de la transgenre Pascale Ourbih pour incarner sa femme encore moins. Antoine Parlebas, acteur principal du film Mes Parents (Rémi Lange, 2004) interprète le client juif tandis que l'acteur underground, arabe, et modèle de Pierre et Gilles, Ilmann Bel joue le touriste égaré...tout ce monde évolue dans la demeure hantée d'un fantôme nazi.

Beau succès, les ventes ont démarré une semaine avant la sortie officielle du film (22 juin 2006) et se poursuivent au même rythme. Diffusions lors de festivals prévues en France, Belgique, Canada, Japon, une version pour l'étranger est également en cours de route. La suite de Statross sera tournée en décembre en Anjou et le dernier volet en Afrique du Sud.

Points de vente STATROSS LE MAGNIFIQUE


Pascale Ourbih Actrice transsexuelle

 

3 / TRANSAMERICA

 TRANSAMERICA
de Duncan Tucker

duncan Tucker est l’auteur absolu (le scénariste et le réalisateur) de ce long métrage dont la tonalité, sinon le thème ou la forme, sort de l’ordinaire. Le film, comme son héros, est transgenres (sinon transgénique) : à la fois comédie dramatique culottée (destiné à faire pleurer dans les chaumières d’une Amérique néo-conservatrice en faisant, c’est un comble, l’éloge de la différence), film tragi-comique (les héros y sont maladroits, mécaniques, chaplinesques, attendrissants en même temps que surprenants), indé (produit avec un budget relativement modeste, avec des acteurs pas chers, tous, à part le père de Bree, interprété par le vieux de la vieille Burt Young, des troisièmes couteaux ayant joué dans des séries de télévision à usage local), ciné-tract militant (assez réaliste et documenté, exposant clairement les conditions de vie du/de la protagoniste, le contexte social, les modes d’obtention du changement de sexe, le rôle de la psy dans ce processus, la solidarité des associations de transsexuelles, etc.), road-movie illustrant une nième traversée géographique des US, s’attachant au passage à un cow-boy indien, sage et musicien, vivant dans les paysages lumineux du Nouveau Mexique, représentant à la fois l’Amérique pré-colombienne et celle des pionniers, travesti vite fait bien fait en cowboy grâce à un simple Stetson comme ceux qu’on trouve dans un célèbre magasin de chapeaux sur la Route 66, au centre d’Albuquerque (la boutique de Stuart Dunlop, The Man’s Hat Shop, Central avenue, près du KiMo Theater, pas très loin de The Great 66 Diner), à la fois minoritaire et marginal (pas dégénéré pour autant, comme c’est malheureusement souvent le cas, nous avons eu l’occasion de le constater de visu, pour ces Indiens Pueblos obèses et alcoolos ne se déplaçant plus qu’en Jeep "Cherokee", vivant dans des réserves touristiques comme celle de Taos, oisifs hommes de paille de la mafia dans de nombreuses affaires de casinos) et un voyage introspectif dans la vie du personnage principal, au script proche de celui de Broken Flowers (cf. http://www.objectif-cinema.com/article.php3 ?id_article=3636), prônant l’amour filial, la recomposition familiale, la recherche de scènes primitives révélatrices du, finalement, pas si bon vieux temps que cela - le manque d’originalité de son thème de départ n’a pas empêché Duncan Tucker d’obtenir le prix du scénario au festival du film américain de Deauville -, mélo doloriste (détaillant les étapes du chemin de croix de l’anti-héros/héroïne).

 

Le thème de l’homosexualité et de’landrogynie a d’abord été abordé par le cinéma underground - pornographique ou radical -, d’avant-garde (cf. Jean Cocteau, Kenneth Anger, Andy Warhol, le John Waters des débuts, Charles Atlas, etc.), avant d’être traité par le cinéma dominant. De nos jours, en Allemagne, le pays de Fassbinder, il ne se passe plus une semaine sans que sorte en salles et en grande pompe un film exploitant le filon (et la clientèle qui va avec), traitant d’une des innombrables questions qu’y pose encore l’homosexualité. En revanche, la figure du transsexuel (quinqua, qui plus est), se situant entre celles de la folle, du travesti et de la drag-queen, n’a que rarement, sinon jamais, été abordée franchement, finement et justement par le cinéma commercial (ou même par celui dit « indépendant »). D’autant qu’au thème de la minorité sexuelle du père s’ajoute celui de la marginalité définitive de l’adolescent, drogué, gai, tapin, irrécupérable, ayant pour seul but dans la vie de tourner dans des films pornos, teint en blondinet. Les rapports filiaux sont comme toujours troublés par Œdipe.

Le sous-thème de l’opération chirurgicale qui, de façon irréversible et plus traumatique que la prise régulière d’hormones, rapprochera Bree de sa véritable identité psychique, n’est pas sans rapport avec celui, peu traité par le cinéma qui en est pourtant un des principaux clients (Le Miroir à deux faces de Cayatte est une des rares exceptions), de la chirurgie esthétique pratiquée très tôt, à partir des années 20, à Hollywood : appareillages et prothèses dentaires, dents limées, retouches du nez, des joues, des paupières, des cernes sous les yeux, lèvres pulpeuses gonflées de collagène, pommettes rebondies, implants mammaires, mini-injections de toxine botulique, rhinoplastie, liposuccions, liftings, injections de graisse ou de botox, fesses remontées, peau lissée, côtes enlevées, hanches rabotées, etc. L’opération du sexe n’est pas l’opération du St-Esprit, celle du passage à l’ange, à l’acte, qui défait ou refait le genre humain. Comme le signalent les psys, changer simplement de blair (comme finissent par le faire un jour ou l’autre toutes les Cherie Booth de la terre), c’est déjà changer d’identité sexuelle. L’alternative sexuée peut donc se concevoir (ou se percevoir) comme un appendice au milieu de la figure (cf. la scène au café avec la fillette de huit ans qui se demande tout haut si Bree est un monsieur ou une dame).

La comédienne qui joue le rôle de Bree, Felicity Huffman, qui a elle-même le visage gélifié par divers traitements faustiens, destinés, croit-elle, à la rajeunir et qui a, par conséquent, abusé de la gonflette de lèvres, fait par moments penser à Nathalie Baye. Elle en a la silhouette, l’allure, l’âge, la façon de bouger, le côté tristounet. Après un travail stanislavskien d’immersion dans le rôle (cf. Le théâtre d’art de Moscou, http://www.objectif-cinema.com/article.php3 ?id_article=3995), elle ne gesticule jamais et joue au contraire, à l’européenne, sobrement, sans aucun effet de manche. Elle a expliqué dans un entretien qu’elle a consulté trois spécialistes en orthophonie avant qu’un coach new-yorkais, Katie Bull, l’aide à trouver la voix de Bree « de l’intérieur ». L’actrice a dû chaque matin s’échauffer vocalement pendant près d’une heure avant d’entreprendre sa journée de tournage. Elle a par ailleurs dû réapprendre la féminité comme s’il s’agissait d’ « une langue étrangère »...

Duration: 13:51Taken: 19 février 2007Location: France
partie 1 transamerica 1/7
Les médias axent dans la majorité des cas le sujet trans autour de l'opération avec "un grand O"
Ce film met a nouveau l'operation comme déterminant tout le parcours trans , c'est d'ailleurs la base du scénario de ce film.
Le rapport avec le psychiatre , bien qu'etonant vu les liens qui ne paraissent pas vraiment proffessionnel mais plutot amical , reflete assez la réalité quand au pouvoir que s'octroie les psychiatres sur notre vie. Le fait de mentir au psychiatre est une réalité.
Sauf qu'a ma connaissance les psychiatres ne detectent pas les mensonges
Les trans mentent afin correspondrent aux critéres établis par les psychiatres et ce n'est pas neuf , pour info les critéres trans primaires et trans secondaires ont éte enlevés du standart of care a cauce de cela ( ex des trans homossexuels se disaient hétéros )
Le scénario met en scene une trans qui est forcée par une psychiatre , pour accéder a son opération de s'occuper de son fils
Ce qui laisse suposer qu'une trans préfererait abandonner ses enfants que de renoncer a une opération.Laisse suposer qu'il y a un choix a faire .
C'est dire :"merci psychiatre d'empecher cela !" en conclure que le psychiatre est indispensable.
Le pouvoir du psychaitre est malheureusement bien réel, la notion d'aide du psychiatre est par contre totalement fausse quand il s'agit de parcours trans , quelqu'un qui a e pouvoir sur nous ne peut nous aider, si aide psychologique il y a besoin, les trans conseillent d'aller consulter un psychiatre qui n'a pas le pouvoir sur notre transition.

 

 

 

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