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Le réservoir

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Découvrez ou redécouvrez l'univers délicieux

de Marie-France !

Résolument cabaret, ses chansons laissent imaginer des décors somptueux, des plumes des girls, des boys... ou juste le rideau en lamé tombé, avec devant seule avec le public, la prima donna qui se lance dans sa grande chanson d'abattage, pendant que les machinos préparent le prochain tableau.

Remarquons, que, comme dans une allégorie baroque, ces chansons renvoient aux cinq sens : «
L'amour avec des gants » c'est le toucher, « Portait monocle » c'est la vue, « Monsieur Chou » c'est l'ouïe, « Elle est folle » l'odorat,
 
et « Un homme à votre goût », le goût évidemment ...

L'arrivée dans sa cassette de ces bijoux sur mesure a donné envie à Marie France d'exhumer quelques joyaux qui y sommeillaient.
Un duo d'hommage à Piaf (période Sarapo) «
A quoi ça sert l'amour » avec Marc Almond, le plus brélien des chanteurs pop britanniques. « Shéhérazade », adaptation française d'un titre orientalisant offert par Marc.

Et «
The Flame », du même, chanté en anglais. en gardant une petite touche frenchy dans la prononciation. Une autre collaboration étonnante,

avec les Rita Mitsouko

« Une fille à colorier », le mélange du rock et de l'expressionnisme...
Cité Gay Com

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Las dans le ciel extrait

Le ptit bordel extrait

La ligne de chance extrait

 

 


"Elle était une fois" chez Denoël.

Née à Oran d’une maman rossignol et d’un papa ressemblant à Tyrone Power, elle grandit en Algérie au milieu de ses deux frères et de sa grand-mère adorée. Enfant rêveur et calme, elle aimerait s’habiller en petite fille mais n’en a pas le droit.

A quatorze ans, après une tentative de suicide ratée, elle s’envole pour un séjour de courte durée à Paris. Dès lors, elle sait qu’elle y reviendra et qu’elle y fera sa place.

1962 oblige toute la famille à venir vivre en France. Coiffeuse le jour, elle court les boîtes la nuit et s’enfonce avec délice dans la drogue et dans les lits des uns et des autres. De Montparnasse à Pigalle en passant par Saint-Germain-des-Prés, Marie est de toutes les fêtes et de tous les plaisirs.

De chez Castel à la Coupole, du 7 au Palace, elle séduit les femmes et les hommes et s’étourdit dans les paillettes et sous les néons. Tous les moyens sont bons pour elle pour se faire remarquer : elle casse des verres dans les bars connus lors de caprices mémorables ou elle monte sur scène alors qu’elle n’a rien à y faire.

Il semblerait toutefois qu’un ange gardien veille sur elle. Sa route croisera successivement la bande de la Coupole (Clémenti, Kalfon, Ogier, Schuhl, Eustache), les pères du mouvement punk (Adrien, Pacadis, Eudeline) et les fameuses Gazolines. Jean-Marie Rivière en fera la reine de l’Alcazar et son numéro de Marilyn sera connu du monde entier. Comment cette artiste underground fait-elle pour enthousiasmer des talents reconnus et si différents que Arrieta, Téchiné, Mordillat, Duras ?

Ou encore Mondino, les Rita Mitsouko, Marc Almond et, bien sûr Pierre et Gilles, qui, au travers de leurs photos en feront une icône admirée de Tokyo à Buenos Aires.

Après des années d’autodestruction, elle s’appropriera enfin le corps qui va avec son âme véritable.
Un astre nommé Marie-France est né.

"Elle était une fois" chez Denoël.

 

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