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Peki d'Oslo, qui se produisait début des années 60 au Carousel
avait comme nom d'état civil Alain Tapp. Amanda Lear a démenti avoir porté un
jour ce nom. Pourtant la nomination au grade de Chevalier de l'Ordre des Arts
et Lettres (juillet 2006 : taper dans google "amanda tapp + ordre des arts
et lettres") mentionne son nom d'état civil : Amanda Tapp. Dans sa
biographie April Ashley, personnalité transsexuelle qui se produisait dans le
même cabaret, évoque Alain Tapp-Peki d'Oslo, devenue plus tard Amanda Lear pour
la vie publique. Coccinelle, dans sa propre biographie, parle d'Alain-Peki
d'Oslo-Amanda également. Carmen Martinez Bordiu, personnalité de la jet set
espagnole, revient sur les vacances passées chez Salvador Dali à Figueras, où
elle a eu l'occasion de fréquenter Amanda Lear avant sa transition, précisant
que "Salvador Dali était fou de cette transsexuelle".
Le "mystère" Amanda Lear tourne autant autour de ce passé transsexuel
dont elle ne veut pas entendre parler que de son âge : les dates de naissances
oscillent entre 1939 et 1946 ou 1948, c'est bien la première date qui semble
réaliste si les témoignages, qui se complètent et ne se contredisent pas,
disent vrai.
Pour la petite histoire et pour Campanielli, c'est ne rien connaître du
transsexualisme et des miracles de l'hormonothérapie et de la chirurgie que de
prétendre que le corps magnifique d'Amanda Lear est une preuve : allez voir sur
les sites espagnols de l'actrice Bibiana Fernandez (qui a démarré sa carrière
sous le nom de Bibi Andersen), personnalité espagnole inspirée d'Amanda Lear,
qui est née sous le prénom de Manuel Fernandez, a démarré sa carrière en se
produisant dans des shows transformistes, a tourné pour Vicente Arranda (Cambio
de sexo) bien avant "l'opération" qui lui a ré attribué des parties
génitales féminines, alors qu'elle avait déjà un corps de femme extrêmement
bien sculpté, grace à l'hormonothérapie. Elle a tourné plusieurs films pour
Almodovar ("La loi du désir", "Talon Aiguille",
"Kika") avant de terminer sa transition en passant par la chirurgie à
Londres en 1996. Ecoutez sa voix dans les chansons qu'elle a enregistrées dans
les années 70 ("Call me lady champagne", "Canto",
"Boys will be girls"...) et vous verrez que les points communs avec
Amanda Lear sont à ce point flagrants que vous ne douterez plus du passé cette
dernière.
Certes Amanda Lear a tiré un trait sur ce passé et c'est son droit de ne plus
vouloir entendre parler de sa transition et de son passé transsexuel, cependant
c'est un personnage publique, elle a construit sa carrière sur cette ambiguïté,
elle a abordé le sujet dans différentes chansons, elle a toujours fréquenté le
milieu homosexuel et s'est mariée avec l'ancien petit ami de Roger Peyrefitte
(Alain-Philippe Malagnac), tout donc dans sa vie publique dévoile ce que ses
propos souhaitent cacher.
Il faut savoir que les transsexuels/elles, une fois la transition effectuée,
vivent cette transformation comme une récupération de leur identité de genre,
se sentant nés(es) dans un corps biologique qui ne correspond pas à leur
identité réelle, et la plupart d'entre eux/elles ne veulent plus ensuite
entendre parler de ce changement et se vivent complètement dans leur identité
de genre réelle et récupérée.
Je rajouterais que Bibiana Fernandez ne s'est jamais cachée de son passé, quant
à elle, mais toute sa notoriété ayant fini par tourner autour de ce concept de
transsexualisme et l'obsession de la presse revenant sans cesse sur cette
notion, en occultant les talents ou les qualités de l'actrice et de la
personnalité de spectacle, a clairement laissé entendre qu'elle ne souhaite
désormais plus parler de son identité civile passée et qu'elle regrettait avoir
si souvent évoqué le sujet au point de ne plus pouvoir sortir de ce sujet
lorsqu'on l'interroge.
On peut comprendre qu'Amanda Lear ne souhaite pas que sa personnalité soit
considérée sous l'unique angle d'un passé transsexuel qui n'est qu'un lointain
souvenir.
Ce
texte est sous l'entière
responsabilité du Sexe
des Anges
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