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Personnages et rencontres
qui ont marqué
ma jeunesse



Howard me fit découvrir le monde du cinéma,
une partie de la Suisse mon pays, que je ne connaissais pas encore.
Fait marquant, il
fit des centaines de photos de moi
alors que j'étais élève au Conservatoire de danse classique de Genève.

                        

 


D'origine suisse allemande, il avait fait toute sa carrière en France, débutant en 1945 dans "Un ami viendra ce soir", de Raymond Bernard, avant d'accéder aux premiers rôles avec celui de I'officier allemand du "Silence de la mer", de Jean-Pierre Melville. Avec une générosité peu commune, il avait prêté à plus de soixante films son physique propice aux personnages inquiétants. Il a travaillé avec des réalisateurs aussi variés que Jean-Luc Godard, Fritz Lang, Sacha Guitry, Jean-Claude Biette, Jess Franco ou Jean Rollin.




Le 24 Avril 2009

Cher Bernard

Nous nous somme rencontrés pour la dernière fois,  il y a de cela quelques mois seulement, dans le hall de la gare Cornavin. Ton sourire était rayonnant, tu avais l’air en pleine forme.
En attendant ton train pour Paris nous nous sommes remémoré nos rencontres d’autrefois, il y a bien longtemps maintenant.
Tous ces moments passés ensemble à la brasserie du Commerce où nous discutions de tout et de rien en dégustant une escalope cordon bleu comme tu les aimais tant, accompagnée d’un petit vin blanc sec.
Je viens à l’instant d’apprendre ton départ pour l’autre monde : un frisson m'a parcouru le corps.
Tu étais presque timide, ta simplicité, ton beau sourire, ta patience, tout ce qui m’avais tellement marquée en toi je m’en souviendrai toujours.
Merci Bernard pour ces moments inoubliables.

La vie dans l'univers ne cesse pas; elle est éternelle. (Martin Gray)


Avant d'embrasser une carrière d'acteur, Bernard Haller entame des études de droit, de vétérinaire et de gemmologie, sa mère ne voulant pas qu'il devienne comédien. Il débute à Paris comme humoriste, notamment dans le petit cabaret appelé l'Ecluse. Le Suisse débarqué dans la capitale française propose un tour de vingt-cinq minutes qu'il présente dans plusieurs lieux, de vingt-deux heures à environ deux heures du matin. Il participe à diverses tournées avec des compagnies et joue pour la télévision dans 'La Main passe' de Feydeau. Dans les années 1960, il obtient quelques rôles secondaires au cinéma. Après plusieurs passages à la télévision allemande, portugaise, et espagnole, il entame des tournées en Afrique du Sud et aux Etats-Unis notamment. Il obtient un véritable succès en 1971 avec le spectacle 'Et alors', joué au Théâtre de la Michodière pendant treize mois. Le prix du Brigadier, récompensant l'événement le plus marquant de la saison théâtrale, lui est attribué. Au cinéma, il joue dans 'Je ne sais rien, mais je dirais tout' et au théâtre dans 'Un certain rire incertain'. Il continue de travailler pour le petit écran en participant en 1985 au téléfilm 'Le Prix d'un homme' pour France 3. Bernard Haller, homme pluridisciplinaire, enchaîne les tournages en jouant dans 'Max, mon amour' en 1986 aux côtés de Charlotte Rampling, 'La Soif de l'or' de Gérard Oury, 'Coup de jeune' de Xavier Gélin, 'Les Charlots en folie' ou bien encore 'Le Roi des cons'. Ses dernières apparitions auront été dans 'Les Poupées russes' et 'Sa majesté Minor', de Jean-Jacques Annaud.

 



Pierre me fit découvrir l'Art, la littérature et Louis Soutter .
Il possédait une véritable collection de tableaux et dessins
que lui avait offert Soutter .en remerciement,
pour l' avoir hébergé à plusieurs reprises
dans son atelier de peinture.
Ces dessins et tableaux me fascinaient

Notre dernière rencontre eut lieu chez lui à Lausanne
en Février 1997

22.12.2006 à 95 ans
L’ultime révérence de Pierre Estoppey
C’était un homme vraiment exquis: un dandy parfait,
Il adorait les fêtes galantes façon XVIIIe siècle,

Ci-dessous quelques oeuvres de Louis Soutter


Glace d'argent, miroir d'ébène, vers 1938,
encre noire et gouache rouge sur papier, 44 x 58,1 cm


citation de Louis Soutter relevée au dos d'un des dessins dans «Louis Soutter»
de Michel Thévoz
«Oui! C'est moi Louis Soutter.
Je devrais plutôt dire ‹non moi›. Je suis à jamais fou.
Oui, ils m'ont étiqueté fou. Ils sont merveilleux ces psychiatres.
C'est tellement simple avec eux.
Tu te demandes pendant des siècles qui tu es.
Tu cherches, tu souffres, tu angoisses, tu fantasmes et voici tout à coup la réponse: Fou »


Quelques-unes des oeuvres de
Pierre Estoppey

Après l’École cantonale de dessin Pierre Estoppey entre à l’atelier Alphonse Laverrière où il obtient le certificat de dessinateur d’architecture, métier qu’il exerce durant une quinzaine d'années, tout en apprenant l’art du vitrail chez le peintre et maître verrier Marcel Poncet.
Avant tout peintre, il réalisera sept peintures murales, trois
Ensembles de vitraux, de nombreuses illustrations de livres,
et plusieurs décors, costumes et musiques de théâtre.






                      



 

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